Interviews de Forester : Solène Lizaveta

 

Aujourd’hui, dimanche 22 novembre 2020, je reçois Solène Lizaveta.

Elle nous vient tout droit de
“Aube Astrale” Tome 1 : Le pouvoir de l’Incandescence
 
(de Julia Briron – Éd Anovi)

 

Forester : Merci Solène d’être venue de si loin pour nous rendre visite sur Radio Mots-Cœurs et répondre à mes questions.

Solène : Ce n’est pas la porte à côté, mais ça me fait plaisir.

F : Justement, on parle de distance. Votre dernier déménagement vous a un peu perturbée je crois ?

S : Oui… c’est le moins qu’on puisse dire ! Je ne m’attendais vraiment pas à ça, je n’y étais absolument pas préparée.

F : Vous qui êtes une jeune femme assez méfiante, qu’avez-vous pensé en entrant dans ce nouveau lycée?

S : Je n’y croyais pas. Vraiment pas. Ce lycée est perdu au milieu d’un bois, c’est la première chose qui m’a fait tiquer. Lorsque j’ai fait des recherches sur Internet, cet aspect-là n’était pas du tout mis en avant. Il était simplement présenté comme un établissement pour des élèves triés sur le volet. J’ignorais donc complètement qu’est-ce que moi, Solène, pouvais bien avoir de si spécial pour avoir convaincu mon père de m’y inscrire.

F : Moi, je ne suis qu’un grillon journaliste, à la vie certes bien remplie, mais linéaire et sans véritables surprises, comment appréhende-t-on la découverte de pouvoirs surnaturels autour de soi ?

S : On a l’impression de devenir fou. J’essaie de garder la face devant vous, mais en réalité… je me demande tous les jours si je ne suis pas en train de rêver. Comment tout ça peut-il être possible sans que d’autres personnes ne soient au courant ? Une espèce surnaturelle qui tente de passer inaperçue dans notre monde… enfin, celui des humains… je ne sais pas, pour moi, ça n’arrive que dans les films ! Pas dans la vraie vie, et encore moins dans la mienne.

F : Et naturellement, je vais vous demander ce que l’on ressent lorsqu’on découvre que l’on possède soi-même un pouvoir surprenant et insoupçonné ?

S : Alors là… c’est vraiment la question qui vaut un million ! Toute cette histoire m’est tombée dessus en moins de deux jours : le matin j’apprends que je fais partie d’une espèce surnaturelle qui doit se battre pour rester en vie, et le lendemain, je me découvre des… des caractéristiques incompréhensibles ! Les Hécates n’y comprennent rien, alors imaginez comment ça se passe dans ma tête ! Parfois, j’aimerais m’en aller. Juste… faire demi-tour, rentrer chez moi, retrouver ma mère… essayer d’oublier. Mais je ne peux pas.

F : Que voulez-vous dire par là ? Quelque chose en vous ne vous pousse-t-il pas à chercher à en savoir plus ?

S : La directrice m’a dit que si je décidais de partir, j’attirerais l’attention des Hermès et ils se lanceraient aussitôt à ma poursuite. Je ne connais vraiment rien à ce monde, alors si rester dans cette école me permet de rester en vie… ce n’est pas réjouissant, mais je ne pense pas avoir d’autre choix pour l’instant. Bizarrement, j’ai autant envie d’en savoir plus que de prendre mes jambes à mon cou. C’est assez contradictoire, ce qui ne m’aide pas à y voir plus clair !

F : Votre mère, qui compte plus que tout pour vous, qui est votre confidente, une présence bienveillante de tous les instants, votre « modèle » dites-vous, n’aurait-elle pas dû vous préparer à cela ?

S : C’est peut-être difficile à croire, mais elle n’en savait rien. Mon père le lui avait caché aussi. S’il y a bien une chose que j’aimerais savoir à ce sujet, c’est « pourquoi ? ». C’est dingue, cette question ne fait que me hanter depuis que j’ai découvert cette histoire ! Pourquoi ? Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ?

F : C’est peut-être trop personnel et encore assez flou pour vous, mais que ressent-on lorsque le pouvoir se manifeste ? Le maîtrisez-vous ?

S : Je… je ne peux pas vous répondre. Je n’y comprends rien moi-même, personne ne semble avoir d’explication. Sauf peut-être… non, oubliez. Ce n’est pas important, ne parlons pas de lui.

F : Nous avons appris ce qu’il s’est passé au lycée lorsque vous avez découvert qui vous êtes vraiment. Vous seriez donc une Hécate, c’est ça ?

S : Oui, c’est ce qui expliquerait pourquoi mon père m’a inscrite dans ce lycée. Il était un être surnaturel, et moi, je suis en train d’en devenir une. Ça expliquerait aussi pourquoi seuls les élèves « triés sur le volet » sont acceptés entre ces murs.

F : Votre vie a changé à tout jamais, je me trompe ?

S : Oui, j’en ai bien l’impression.

F : Le danger devra-t-il être votre quotidien ? La méfiance à chaque instant ?

S : Eh bien… encore une fois, je pense que oui, malheureusement ! Je n’avais vraiment pas besoin de ça ; ma mère non plus, d’ailleurs. Nous avions déjà assez de problèmes à gérer, alors… j’espère qu’on continuera à compter l’une sur l’autre. Je ne supporterai pas que cette nouveauté nous éloigne.

F : Une mère reste irremplaçable et je suis certain qu’elle sera toujours là pour vous… La vie ne vous a peut-être pas épargnées, mais la roue tourne, vous ne croyez pas ?

S : J’aime bien votre optimisme, Forester ! Dernièrement, je dois avouer que j’ai du mal à me dire que je vais me sortir de cette situation.

F : De nouvelles expériences jalonnent à présent votre existence partagée entre vos études et ce pouvoir étrange. Quelle peut être votre vision de l’avenir Solène ? Vous êtes bien jeune pour en avoir une idée bien arrêtée, mais je suppose que vous avez des ambitions personnelles et professionnelles ? Des rêves ?

S : J’en avais, c’est vrai. Je voulais terminer le lycée, entrer à la fac, trouver un petit boulot pour payer mes études…maintenant, je ne sais plus du tout. D’après ce que j’ai compris, les Hécates vivent en communauté. Ils ont… ils ont leurs propres règles, leur propre système scolaire, leurs propres métiers… je suis… enfin, je suis perdue, pour tout vous dire. Jamais je n’aurais pensé me sentir aussi désorientée.

F : Vous venez tout juste d’entrevoir votre nouvelle personnalité et de vivre des moments difficiles. Ça fait beaucoup de choses à assimiler en peu de temps. Je peux comprendre et imaginer ce que vous ressentez, mais il faut vous accrocher Solène.

S : Oui, je vois ce que vous voulez dire. Heureusement que je ne suis pas totalement seule.

F : Cette interview touche à sa fin, avez-vous un message à faire passer à quelqu’un ? Votre mère ? Vos camarades dans ce nouveau lycée ?

S : Ma mère, oui. J’espère avoir bientôt de ses nouvelles. La dernière fois qu’on s’est parlé, elle m’a dit qu’elle avait besoin de réfléchir et de remettre de l’ordre dans ses idées. Ce n’est pas dans ses habitudes de rester autant silencieuse… mes nouveaux camarades trouvent ça normal, et je veux bien les comprendre. Elle doit avoir besoin de temps.

F : Merci Solène pour ce passionnant moment partagé avec les auditeurs de Radio Mots-Cœurs. Il me reste à vous souhaiter un bon retour et surtout prenez soin de vous. Sachez faire la part des choses et ne soyez pas trop dure avec vous-même… La vie est jalonnée d’expériences et de défis, alors, si je puis dire, ne vous enflammez pas sans raison…

S : Mouais… il est peut-être un peu tôt pour cette blague, cher Forester ! Mais merci, ça m’a vraiment fait du bien de parler à quelqu’un extérieur à tout ce qui se passe ici. J’ai pu prendre un peu de recul, ce que je n’arrive pas toujours à faire. Comme on dit, personne n’est parfait !

Chers amis de la lecture, je vous dis donc à très bientôt pour de nouvelles interviews.

Aube Astrale” 
Tome 1: Le Pouvoir de l’incandescence

de Julia Briron 

sur Amazon et sur Fnac 

Éd.Anovi
(Genre : fantastique, young adult)

Résumé:
“Solène Lizaveta est une jeune fille de 17 ans. Alors qu’elle déménage avec sa mère pour la seconde fois, l’adolescente découvre que son père, disparu quatre ans plus tôt, l’avait déjà inscrite dans un nouveau lycée. Malgré elle, Solène va alors intégrer le monde des Hécates et des Hermès, des personnes très spéciales aux pouvoirs aussi étranges qu’exceptionnels. Elle l’ignore encore, mais l’épreuve la plus dangereuse de sa vie se prépare, plus encore lorsqu’elle apprendra le terrible lien qui l’unit à ce monde et à ses mystères.” (Julia Briron)

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